INTRODUCTION
Je m'aperçois un peu plus maintenant, après beaucoup d'hésitations pour y investir du temps et de l'énergie que l'affaire SBF qui m'a préoccupé il y a quelques années est loin d'être facile d'accès. Après m'être perdu dans une complexité sans nom et mis de coté ma perplexité, je me suis rendu compte de mon incapacité à saisir toutes les circonstances de péripéties emboitées les unes dans les autres. Le temps de prendre en compte la part des convictions personnelles dans les analyses et descriptions, j'en suis arrivé à me faire une idée des différentes strates que constitue le pourtour du cas Ummo.
Je me suis retrouvé un peu malgré moi dans une situation ambigüe, en état d'immersion dans un monde à la croisée des influences et des espérances. Cette plongée dans l'inconnu qui a transformé ma perception m'a littéralement mis en situation de dépasser mes simples préjugés pour tenter de comprendre un mystère qui résiste au temps. Je n'ai pas pu relater en détail mes errances et turpitudes de l'enquête seulement décrire en quelques pages cette progression dans un monde qui recèle autant de dangers que de surprises. Dans ce cheminement je me suis confronté malgré moi à des situations pour le moins désagréables et quelque fois rocambolesques. J'ai humblement fait la part des choses et répondu aux diverses inquiétudes et provocations dans l'espoir d'y voir un peu plus clair moi même. La confrontation avec les idées des autres ne fut pas simple, loin de là. Dans cet univers particulier, le débat d'idées est très mouvementé et les dangers n'étaient pas ceux auxquels ont pouvait s'attendre. Ci-dessous à titre d'exemple, un échantillon de courriers de lecteurs, collecté parmi mes correspondant qui ne me connaissant pas du tout et qui ont été interpellés par mes propres interrogations. Ces échanges décrivent bien l'état d'esprit de l'époque ainsi que mon irritation dans des affaires insolites où je devenais de part mon implication progressive un sujet de discussion et d’observation.
Dans les moments les plus difficiles, quoi que je pouvais dire j'étais damné. La virulence des réactions variaient tellement pour une même affirmation que cela en devenait un risque pour la communication. De différents points de départ, je ne pu me résoudre à donner simplement mes impressions. J'étais perdu dans un parcours labyrinthique où la réflexion était à mon sens constructive que si elle était employé dans un effort de perception par variation d'échelle et par juxtaposition des variétés de méthodes de traitement de l'information. Ce cap fut difficile à franchir et j'étais déjà en porte-à-faux vis à vis de communautés ou de cercles d'études spécialisés dans le phénomène ovnien et secondairement par le cas Ummo. A de rares exceptions, l'affaire SBF / Ummo en me touchant indirectement, me donna a postériori l' accès à des données privées et confidentielles par le simple fait que SBF s'est arrangé pour m'intégrer contre ma volonté dans son plan de communication à destination de communautés plus confidentielles qui avaient besoins d'une consultation, de groupes d'étude privés organisés autour de centres d'intérêt ciblés, de communautés semi-publiques et d'autres plus ouvertes sur internet et finalement pour l'observateur profane avec son regard extérieur.
Embarqué dans un terrain miné où la prise de position était délicate, j'ai malheureusement peu échangé avec ceux que je ne connaissais pas personnellement. Le climat délétère, un environnement conflictuel très agité, surchargé par les affects et les guerres d'influence, m'ont incité par mesure de sauvegarde à décliner les participations dans des projets de recherche, à refuser les invitations à des groupes d'étude confidentiels, ignorer les supplications des curieux et des enquêteurs. J'ai même connu les effets d'intimidation, les campagnes de dénigrement de la part non pas d'observateurs extérieurs au cas Ummo mais paradoxalement de ceux qui était très impliqués personnellement dans l'investigation du dossier. Ces analystes experts ou simples partisans d'un courant d'interprétation ne supportaient pas la contradiction et étaient souvent enfermés dans des convictions de principes qui entretenaient des croyances personnelles non assumés.
Cette situation devint vite ingérable et je pris la décision de tout lâcher pour un temps, laissant la main à d'autres que moi pour poursuivre le travail engagé (site u-sphere ou communautés associées) et cela jusqu'en 2007 ou des concours de circonstances me poussèrent à reprendre le cours de ma réflexion par une tentative d'essai de synthèse sur des thématiques. C'est ainsi que j'ai de nouveau mis le doigt dans l'engrenage. Etre pris par quelque chose qui constituait un défi intellectuel : prendre le recul suffisant pour apercevoir d'une rive à l'autre le problème dans toutes ces facettes, voir à ce sujet la réponse aux courriers des lecteurs comment aborder la synthèse SBF / Ummo ?
Le site u-sphere.com propose une introduction, une compilation de courriers et une lecture simple des événements avec les personnages principaux et une carte simplifié vu tel qu’elle a été interprété dans les circonstances du moment. Une image fixe comme point de départ car l’histoire a considérablement évolué avec le temps, il n'est pas possible de développer toutes les composantes mais se contenter de répercuter quelques notions et idées en cours. C'est ce que j'ai essayé de faire sur mon site.
On pourra me reprocher de produire ce travail de synthèse tardivement mais je subis moi aussi les effets d'une perplexité et d'une incompréhension devant une manifestation paradoxale, difficile à saisir au premier abord en 2003. C'est aussi un effet le temps de prendre la mesure des affaires rocambolesques et incongrues qui encombrent le cas Ummo. J'ai abandonné tout ça un peu plus de deux ans en 2005-2006 après un découragement à saisir le problème de fond et à recueillir des informations complémentaires. Il me fallait aussi du temps pour faire le point et me replonger dans cette histoire en 2007.
Ce que je peux dire c'est qu'il y a toujours eu une diffusion sporadique et abrégée de réflexions pas toujours très lisibles, il faut dire que c'est une histoire difficile d'accès et je n'ai trouvé le point d'accroche qui déroule le scenario courant 2007. Le temps de réfléchir là dessus et voilà un an de passé. J'ai été aussi étonné de constater que ce sujet combiné à l'étude du cas ummo à plongé des analystes profanes et savants dans des difficultés psychologiques et des désagréments personnels. Si ma propre expérience peut en aider d'autres, je considérerai que je n'ai pas travaillé en vain, c'est ce qui m'a décidé à me repencher sur cette histoire.Voici par exemple le premier courriel privé que j'ai envoyé en juin 2003 à des destinataires pris pour cible par SBF et qui se posaient des questions sur mon compte :
J'aimerais que ce message parvienne sans encombre à XXXXXXXXX car il m'a donné une aide sur quelques points d'interprétation et d'histoire des échanges. Cette histoire SBF est d'une richesse qui m'étonne sans cesse et cela provient des multiples niveaux de construction de sens et d'interpénétration des psychologies en réseau. Un point que je soulève et qui me touche : il y a des discours et des références qui me concernent directement dans les messages de SBF / Duncan et qui s'ajoutent aux manifestations laissées dans le cyberespace, qui sont autant de traces matérielles, psychologiques et mystiques. Cela m'amène à voir toute la richesse et la porté des discours de SBF. Qui est-il au juste ? Y a-t-il une relation avec l'affaire Ummo ? Qui a t-il derrière les lettres de Ummo et derrière SBF ?
Cela me laisse une impression de jeux de rôles, de tours d'illusionnistes, de marionnettistes qui se connectent directement aux contextes de vie privée et de vie intérieure allant sans cesse vers la science, la psychologie, le mysticisme, la spiritualité. J'en viens à mon intégration dans cette histoire, il y a des messages "cachées" et des références à des notions scientifiques qui me sont directement accessible. SBF travaille alors à des niveaux de puissance de représentation des connaissances et de prévision psychosociologique et mystique que je n'ai pas. Du fait de mon parcours, de toute une vie d'efforts consacrés aux états de conscience modifiés ; je peux dire qu'il y a là un déterminisme chez SBF qui allie brillamment deux extrêmes, le rationalisme et le mysticisme. En cela je vois une profonde résonnance avec mon parcours intérieur, comme si on me faisait un signe pour me guider à nouveau sur de nouvelles recherches.
Vous vous posez des questions sur moi, j'ai appartenu a de nombreux réseaux par la passé, des centres de recherches ou d'influences, des lieux de partage de connaissances et d'émotions. Je n'ai jamais été dans une école de pensée ni suivi un maitre. J'ai toujours été mon propre maitre car j'ai une vision personnelle, un art étrange, une fusion de domaines de recherches qui paraissent inconciliables mais que j'ai réussi intégré au prix d'un effort incroyable et de beaucoup de souffrance. Il fallait que SBF / Duncan soit au courant de cela pour avoir oser m'intégrer dans ce jeu ou émerge une richesse de pensées et de rencontres. Mon impression générale (pour le moment), je ne connais pas encore tous les détails, je parle de mon sentiment personnel car je suis capable de comprendre les juxtapositions de réalités alternatives au niveau des représentations mystiques et scientifiques, c'est que cette histoire SBF est "pire" que l'affaire Ummo. Il ne s'agit plus ici de travailler sur un corpus inerte mais sur un corpus vivant qui évolue en interaction permanente dans différentes dimension d'espaces et de temps.
Pour vous aider, je vais mettre quelques textes en ligne sur mon site mais je ne franchirai pas certaines limites qui touche à ma vie privée. Les ramifications de cette histoire peuvent provoquer des désastres si on néglige certaines précautions élémentaires. Jusqu'à maintenant personne n'a su m'expliquer correctement ce qu'il se passait. Personne n'a une image claire et précise de cette histoire et c'est justement un principe fondateur de ma pensée et de la philosophie d'influence phénoménologique comme l'ethnométhodologie : on ne peut construire d'observateur universel, seul des représentations locales circonscrites dans le temps et l'espace sont acceptables pour des raisons de rigueur méthodologique. C'est lié à l'autoréférence et à la complexité des représentations des connaissances. C'est à chacun de nous de faire se joindre ces compétences locales pour faire émerger un sens qui n'est pas définitif mais qui reste prédéterminé par le parcours de chacun. C'est pour cela que je continuerai à vous aider dans les limites de respect, de l'éthique et de la curiosité scientifique. Si jamais je ressens le moindre coup tordu, de la part de l'un de vous je le saurai car j'ai beaucoup d'intuitions sur ces choses.
Dans l'immédiat je vois trop d'erreurs dans les modalités de l'enquête sociologique et des relations interpersonnelles à construire. Je raisonne ici au niveau des procédures méthodologiques employées. Vous pouvez faire part de ses impressions auprès de XXXXXX mais je refuse que l'on se mette à distribuer mon courrier personnel sans mon autorisation comme cela a été le cas jusqu'a maintenant.
Voici une liste de points de difficultés qui peuvent désorienter le lecteur et qui constituent toujours des sujets de réflexion. Je traite cela à ma manière dans cet essai mais je pourrai par la suite y revenir pour rendre ma pensée plus précise si le besoin s'en fait sentir :
- Qu’est que la lecture du 1er degré ? Je décris cela comme un procédé de lecture, une facilité à s'immerger dans le corpus ummite et à imaginer les réalités décrites comme une potentialité plus que probable, ou du moins tellement vraisemblable qu'elle en devient une convention de lecture. C'est comme céder à la faciliter et admettre que les auteurs décrivent une réalité si cohérente qu'il est plus facile de la prendre telle quelle que de la remettre sans arrêt en question.
- Le corpus étendu existe t-il oui ou non ? D'après les ummites, seulement une partie des lettres dactylographiées est rendu publique par le groupe Espagnol. Ce qui correspond d'après eux à 1/4 de lettres, soit 1500 pages sur 6000. On peut avoir deux attitudes, soit on considère que ce corpus étendu existe et cela abouti à se représenter d'autres groupes de contactés et une organisation de confidentialité qui fonctionne encore au bout de 30 ans, soit qu'il n'est qu'un leurre de plus pour compliquer la tache des enquêteurs. Dans les deux cas la position du lecteur reste équivalente en terme d'impact psychologique car on a toujours à faire avec un inconnaissable, dans le premier cas on se représente un niveau intermédiaire pour accéder à la source, ce qui explique l'appel aux destinataires du site ummo-sciences, dans le seconde cas on se retrouve directement confronté à l'insoluble : qui sont les auteurs et comment ont-ils fait pour organiser un corpus à la fois très cohérent et très insolite dans ses prolongements ?
- Comment parler de la combinaison des 3 espaces d’interventions ? Nous retrouvons dans l'affaire SBF, une référence à une dimension d'ingérence humaine (groupe de contactés), métaphysique (univers des âmes et conscience planétaire), exoanthropologique (supposée extraterrestre ou émanant d'un collectif d'exocivilisations s'exprimant de concert)
- Comment parler d’une intervention qui a reçu une clôture définitive et dont on ne peut plus rien espérer en retour. Duncan, l'acolyte de SBF a émis un message de clôture définitive de la communication, exprimant ainsi l'impossibilité de retrouver par la suite une même manifestation de SBF et les mêmes protagonistes. C'est clairement exprimé dans ces termes, toutes les informations émises ou suggérées forment la trame d'un récit à découvrir par soi-même. C'est une intervention qui ne sera pas reproduite avec les mêmes intervenants et il est inutile d'espérer après la clôture de l'interaction une reprise du dialogue. SBF est ses acolytes disparaissent définitivement et toute reprise des échanges ne sera pas de leur fait et devra être considérée comme une imitation sans rapport avec eux.
- L’impression de se perdre et de redécouvrir différentes facettes d’un même objet mais de le raconter chaque fois différemment, une infinité du discours à contrôler, une fuite en avant vers une exploration sans fin
- La difficulté de construire une description, les pièges à éviter d’une narration qui reproduit des paradoxes cognitifs. La dérive du sens selon les contextes pragmatique et la multiplicité des représentations selon l’historicité d'un exploration personnelle. La prépondérance d'un cheminement personnel qui lie la recherche de vérité avec la redécouverte des savoirs décrits dans un questionnement qui touche à l'ensemble du champ des connaissances actuelles.