RESEAU D’INGERENCE MULTIDIMENSIONNEL ET PRESENCE EXTRATERRESTRE

 

Le protocole interactionnel décrit par SBF repose sur trois niveaux d’interventions distinctes qui sont autant de dimensions à partir desquelles s’organise un pole d’interventions venant d’horizons disjoints. Dans l’affaire SBF / Ummo nous retrouvons les acteurs suivants : l’extraterrestre met en place une intelligence artificielle qui simule par mimétisme des personnalités artificielles, des agents de liaisons en charge de transmettre des données d’un groupe opérationnel à l’autre, des contactés qui accèdent directement (transmission physique ou électronique) ou indirectement (télépathie) à une source d’information supposée extraterrestre, des coordinateurs dont la tache est la planification et la stratégie de gestion de la communication à destination du réseau social, des supplétifs motivés et encadré dans leur démarche par les conseils d’agents de liaison et par le dialogue avec d’autres contactés.

 

Nous regroupons ensuite ces acteurs dans trois dimensions non hiérarchisées, zones de synergie où se préparent les actions avant leur application vers des personnalités prise pour cible. Le niveau Humain (H) qui concentre les réseaux sociaux ainsi que tous les moyens de communications modernes ; le niveau Métaphysique (M) qui fait référence à la participation d’autres plan dimensionnels pour la transmission d’information, constitué d’une synthèse des données portant sur le même sujet en provenance d’univers spirituel, métapsychique, parapsychologique, univers de la conscience planétaire et enfin le niveau Exoanthropologique (X) qui fait référence à la participation de ressources extraterrestres et d’une technologie avancée ainsi que de tous leurs apports.

 

On qualifie cette typologie de réseau par XHM. Ce type de réseau ne décrit pas son mode de fonctionnement mais sert à en délimiter le champ opérationnel. Pour préciser les conditions de développement on introduit des annotations complémentaires comme l’unité de temps, de lieu ainsi que le mot clé qui en définit toute la stratégie.

 

Il est différent du réseau XH qui reste la typologie la plus connue (les différentes rencontres de près de A. Hynek), avec d’un coté les observateurs ou les contactés et de l’autre le phénomène ovni matérialisé.

 

Nous avons XHM (SBF) [France, 2003, Internet].

Intervention qui se démarque par l’usage d’opérations d’indirection dans la construction du dialogue. C’est presque systématique, parler d’une chose anodine pour ouvrir le dialogue en pointant du doigt le vrai point critique de la conversation sans le traiter pleinement. Comme un jeu d’orientation, il est mis en relation des lieux et des personnes. Aucunes données essentielles ne sont divulguées, l’espionnage automatique ne sert à rien, car une grande partie des apports se feront en dehors du premier contexte de communication lors d’une analyse poussée des thèmes pris comme exemple de problèmes à résoudre. C’est toujours des contenus culturels ouverts au public mais imbriqués dans diverses références liées au dossier ummo. Cela part de jeux d’allusions calqués sur celui la mise en scène des interventions des personnalités virtuelles comme autant d’operateurs d’indirections pour chaque message émanant d’un collectif psychologique à géométrie variable. Un autre effet de ce mode de fonctionnement et de rendre incertaine et indécidable l’origine de la communication. Le message n’est pas rendu anonyme mais associé à diverses auteurs probables (avec ou sans consentement) dans le but de limiter les recherches sur l’origine exacte et s’il le faut avec d’opération d’indirection (contournement, fusible, dérivation, feinte, déception). La sélection des cibles se fait sur la base d’un criblage métapsychique à partir de potentialité personnelles révélées dans le domaine des états modifiés de consciences, de facultés psy et d’éléments biographique marquants.

 

Exemple d’opération d’indirection XHM (SBF) :

Un contacté a pour mission de propager une information, il reprend un ensemble de propositions pour les encapsuler dans un cadre formel différent, il change le contexte du message mais pas le fond. Lorsque la situation se complique du fait d’une trop forte interdépendance avec différentes sources d’information, ce contacté qui ne désire pas se compromettre, passe alors le relais et répercute le fruit de son travail à agent qui jouera le rôle de médium et apportera au message une légère altération du contexte tout en évoquant sa participation par une métacommunication. Cette transmission de relais se fait autant de fois que nécessaire d’un agent opérationnel vers un supplétif qui finalement fera l’intermédiaire jusqu’au destinataire final. On retrouve même dans cette transmission de relais un rôle dévolu à l’intelligence artificielle ou plutôt à une unité de gestion de rôles pris comme générateur automatique conversationnel basé sur des personnalités artificielles. Cette technologie informatique sert d’outil de prospective et de prévision, à calculer les subtiles variations et possibilités d’interprétation, à mesurer des marqueurs lexicographiques et des indices de traçabilité d’un message, tout cela pour contrer une investigation sur la chaîne de transmission de l’information. Chaque intervenant peut se substituer à un autre en ajoutant dans un même flux de données de légères annotations. Cela donne l’impression d’un emboîtement de contenu à la poupée russe, avec 3 ou 4 indirections pour le même document émis à l’origine. Ce mode de fonctionnement inattendu est à diverses reprises commenté par les auteurs eux mêmes et avec l’intervention remarqué d’un supposé extraterrestre en guise de clôture de la communication.