GUERRES SECRETES ENTRE RESEAUX D’INGERENCE

 

La controverse autour des lettres et la difficulté d’exploitation sur Internet pour un travail collaboratif a mis en évidence les querelles entre positions sociopolitiques et communautés d’intérêts. La guerre de l’information sur les retombées a rétrospectivement ouvert la curiosité de chercheurs sur toutes les interprétions qui pouvaient aboutir à des applications concrètes ou des idées fonctionnelles. Toute cette manne d’information inexploitée, difficile d’accès, étalée sur des décennies a également éclairé d’un jour nouveau la difficulté de pénétrer le dossier, d’en saisir les derniers aboutissements, de recueillir les analyses les plus avancées.

 

Le curieux devant un tel effort à fournir est d’emblé rebuté, ou simplement tourne en rond par répétition des mêmes interrogations que les autres générations passées de lecteurs sans pourtant franchir le premier obstacle qui constitue la difficile collecte des résultats et analyses diffusées sur internet ou publiées à faible tirage.

 

Cette faible capacité à vulgariser le dossier et le rendre accessible depuis des décennies souligne l’étrangeté de l’affaire ummo. Ce qui occasionne assez fréquemment la participation d’esprits excentriques et des démonstrations qui sont loin d’être rigoureuses et qui finissent par entrer en contradiction avec les concepts décrits dans les lettres. Cette particularité du dossier toujours ouverte à critique surprend du fait qu’elle résiste au discrédit et à la décomposition en particularité formelle que l’on peut démolir facilement. Il subsiste ce mystère d’une cohérence de concepts, de description d’un univers formel et de représentation d’une culture qui malgré l’invraisemblance ne peut trouver de justification simple, surtout lorsque l’on arrive à en extirper des données qui ne sont pas usités et à contre courant d’un paradigme de référence scientifique. Il y a toujours un intérêt intellectuel à travailler sur ce mystère, à pousser au plus loin les résultats mais malheureusement on se heurte à un plafond de verre, un seuil où il n’est plus possible d’avancer sans l’ouverture d’un dialogue avec la source.

 

La remontée d’interrogations et le recoupement d’idées allant dans le même sens, comme courant d’opinion dominant est un mécanisme qui opère dans les communautés ovnistes s’occupant d’ummo. Il arrive même que l’on retrouve un ensemble de proposition apocryphes et d’interventions anonymes constructives qui vont éveiller la curiosité comme un aiguillon dirigé vers les esprits en demande d’informations nouvelles.

 

On peut observer cela au cours d’interrogations à contre-courant, en dehors des habitudes de groupe d’analystes connus. La volonté affichée est une liberté de pensée de la part de nouveaux acteurs désireux exprimer une opinion alternative dans un brouillard de complexité même si à l’occasion on voit apparaître des agents informateurs ou désinformateurs qui jusqu’alors ne s’exprimaient que pour entretenir une guerre culturelle. C’est ainsi que les événements qui ont succédés à l’affaire SBF, et ils furent nombreux, ont été d’une certaine façon une conséquence directe, insistante et démonstrative d’une montée progressive de nouveaux intervenants dans le débat publique sur le sujet ovien. Et parmi eux de nouveaux interlocuteurs en possession d’éléments nouveaux, de destinataires de lettres et également de supplétifs qui animèrent avec emphase et des incitations ambiguës l’espoir d’une reprise de contact avec la source supposée extraterrestre.

 

Pour revenir aux origines des interrogations, le discours de SBF est lui-même révélateur d’un l’arrière plan conflictuel entre groupes revendiquant des filiations, travaux de recherche, influences culturelles contradictoires et concurrentes. A première vue le fait marquant fut la lettre du 18 janvier intitulée « cela peut être utile à tout le monde », lettre construite autour de formules et d’énumération faisant sans cesse référence à des documents originaux et proposant des corrélations que l’analyste devra explorer lui-même en toute subjectivité comme un moyen de construire une interprétation. Lorsque l’effort individuel rejoint l’intérêt collectif, il y a justement une prédétermination (affirmation appuyée) dans cette communication qui repose sur deux notions couplées dans la communication : la résolution d’une énigme comme expérience de pensée (énigme SBF) et une autocritique sur les pratiques réflexives du langage pour repousser à aborder la genèse du discours et le mécanisme d’interactivité poussé dans ses limites (protocole SBF, metacommunication). Il s’ajoute à cela l’intervention d’acteurs non identifiés et organisés autour de SBF. En se faisant le relai de ses idées, ils sont considérés comme des supplétifs ou de simples informateurs. Toutes ses apparitions impromptues démontrèrent que derrière cette multiplicité de personnalités agissantes dans l’ombre il y avait une idée directrice commune portée dans une même synergie.

 

Comme pourrait l’être l’arbre qui cache la forêt, SBF joue le rôle de la façade publique d’une multiplicité qui ne peut apparaître dans le débat. Il a entretenu sur une courte période une séance d’édification à la mesure d’interlocuteurs pris pour cible, occasionné de par ses interventions étranges des heurts révélant les contradictions des systèmes de croyances et des conflits générés pas son intervention d'une nouvelle dynamique. Stratégiquement il se sert de la résistance du sujet pour provoquer le changement. Il mit en scène et anima une forme de jeu interactif qui s’adaptait aux réactions de chaque intervenant. Sur une période relativement courte, une communication étrange fut initiée pour provoquer à la fois une réaction psychologique révélatrice des croyances individuelles et lignes de conduites ainsi que des courants d’opinions dominants et préjugés non exprimés. Les références à un contenu indéterminé qui serait disponible fait fonction de prédiction. L’impact mal évalué dès le départ a eu pour principal effet de mettre à jour une nouvelle structure de lutte d’influence et de guerre secrète entre communauté du renseignement et communauté de contactés.

 

Comment peut-on imaginer le déroulement et l’organisation autour de l’intervention de SBF ? On peut supposer que l’élaboration d’un scenario se fait conjointement avec la participation d’agents d’influence gravitant autour d’un maitre d’œuvre. L’objectif collectif à court terme est l’application d’une stratégie avec un fil conducteur qui sert de référence entre diverses actions disjointes et pour finalement aboutir sur le long terme à une action globale. Dans ce cas de figure, lors d’une mise en péril des ressources humaines, la participation des outils informatiques fait office d’acte de préservation des acquis et de prévision des comportements. Ce ne serait plus seulement des agents opérationnels ou des supplétifs mais une intelligence artificielle sorte d’interface informatique conversationnelle qui entrerait en jeu. Pour une situation interactionnelle il est donné des probabilités de réussite pour aider l’accomplissement de l’objectif assigné aux agents d’influence. Il y aurait lors de la planification de la mission, une sélection des personnalités les plus aptes et une évaluation psychotechnique pour tester les pires scenarii et en comprendre les faiblesses et les forces.

 

Pour le réseau XHM (SBF) il existerait au moins deux maitres d’œuvre. L’un du coté opérationnel humain, identifié par Mr X et l’autre identifié par le label x.x.x.M (i.e. 11.4.17.M) pour la gestion de l’infrastructure informatique et I.A. ajustée à la participation d’une présence extraterrestre. Ces deux responsables décident du type d’organisation, la distribution des directives avant la phase planification et de la réalisation d’un plan d’orientation générale. Cela va de l’importance à accorder à l’intelligence artificielle dans la construction de la stratégie, des moyens pour le traitement automatique des données, de l’extraction, de l’analyse et la communication des résultats. Il y a aussi la possibilité d’outrepasser les recommandations de l’I.A et d’ajuster l’action après étude des opportunités fournies par le renseignement humain et d’y intégrer de nouvelles procédures empiriques jugées comme plus efficaces sur le terrain.

 

En opposition frontale, nous avons un réseau adverse qui apparenté à la communauté du renseignement (services secrets et agences privées inclus) se positionne dans toutes affaires ovienne dont les retombées stratégiques et sociopolitiques sont susceptibles de transformer le corps social. Le but avéré est de récolter des données et matériels critiques, de désinformer la population, de maintenir un niveau de compréhension le plus bas possible, de ralentir tout processus de révélation et de prise de conscience, et de s’accaparer toutes informations scientifiques susceptibles de déboucher sur des applications militaires. Les diverses officines de renseignements qui se sont attelées au dossier ummo, ont quelques fois eu maille à partir avec des destinataires et des groupes d’analyses (Red Castle, JPP). On a pu constater que l’affaire SBF s’est également déroulée avec des implications de cette nature. Nous avions toujours au cours des échanges comme arrière plan émotionnel une dénonciation des actions de ces officines d’espionnages paragouvernementales qui ont comme objectif principal pour ummo, de contrecarrer les plans de tout réseau organisé de contactés, de chercher des moyens pour s’infiltrer, d’identifier les membres de ces communautés, d’intercepter les communications, de remonter vers la source supposée extraterrestre. Ils ont également des procédures spécifiques de contrôle social, de désinformation adaptée au phénomène ovnien. Comme pour un réseau de type XH ou XHM, ils disposent d’agents d’influence dont les interactions avec les cibles sont déclenchées après création d’un plan sur objectif basée sur le profil psychologique. Les outils informatiques sont mis à contribution pour valider les différentes étapes des interactions et augmenter les performances facilitant l’espionnage et le traitement des données. Ce mode opératoire est utilisé pour modifier les comportements de façon subtile et peu agressive.

 

Nous avons enfin, un dernier type de réseau, qui s’il reste hors de portée et impénétrable s’exprime à travers des rencontres plus rapprochées avec des contactés, des communications confidentielles, des intrusions dans l’environnement psychique. On en a une idée approximative à partir de compte rendus et de suppositions basés sur des descriptions fournies par les contactés. Il y a cependant un fossé conceptuel qui empêche une représentation formelle par des outils contemporains car ce type de réseau lorsqu’il se matérialise pour l’observateur reste si opaque qu’il reste indescriptible jusqu'à sa disparition. Il se définie comme une structure de coordination de projection sur la planète terre et de son environnement proche. Ce réseau est construit autour d’une projection de force à partir d’une base vers la planète et d’un second niveau relationnel vers les autres ethnies extraterrestres. Pour simplifier la désignation, on utilise le label 2.X ou 2X (désignation pour montrer cette dualité exo-planete et exo-exo), ce réseau repose sur une interface en direction d’autres E.T. et une autre en direction du réseau social terrestre qui exclu toute intervention ou coopération avec l’homme. On peut s’imaginer cette infrastructure comme une plateforme d’échange et de coopération autour d’un noyau central, une sorte de HUB d’interconnexion. Cf. lettre du 18 janvier qui prépare à l’acquisition.

 

Description du HUB 2.X :

Un contact avancé d’une ethnie extraterrestre à destination d’une planète implique une communication construite autour d’une organisation permanente dont le but et de maintenir un réseau de veille sur la civilisation terrestre. Une organisation édifiée autour d’un pôle regroupant diverses ethnies extraterrestres et partageant une même infrastructure technologique. La disposition est repartie avec des bases arrières et des bases avancées. Les avants postes sont des stations de surveillance secrètes qui maintiennent une permanence, probablement des bases souterraines. L’idée sous jacente est de construire un plan d’intervention de coalition entre civilisations exogènes différentes. Lorsqu’une nouvelle ethnie extraterrestre désire s’investir sur Terre, elle est fortement incitée à se raccorder au HUB pour se synchroniser avec une norme éthique d’intervention et d’ingérence planifiée de longue date. Nous avons un centre opérationnel de mutualisation des ressources situé sur une base arrière de grande envergure qui n’est pas précisément localisé, ensuite plusieurs bases de surveillance et d’intervention implantées comme avant poste, probablement sur des bases souterraines, sous-marines et sur la Lune. Il est possible qu’une civilisation extraterrestre refuse de se conformer au HUB et soit motivée par un plan d’indépendance. Il y aura probabilité de violation du pacte éthique lorsqu’il y a une contradiction flagrante avec la politique morale d’ingérence constitué par la coalition de contrôle. S’il y a un passage en force ou non respect des conventions de la structure de contrôle, tous aspects moralement condamnables ou limités à des intérêts purement égoïste, il est fortement probable que le pôle de surveillance 2.X entre en action. Cette conciliation se chargera de faire de la répression si un seuil d’ingérence dommageable en contradiction avec le plan initiale est initié par une ethnie de visiteurs sans scrupules.

 

Le point commun entre les trois réseaux d’ingérence que sont XHM, agences gouvernementales, 2.X, est l’organisation d’un plan de communication et de transfert de connaissances qui cible en priorité des acteurs identifiés dont la propre auto motivation suffit à renforcer une stratégie mise en application qui puise dans les ressources individuelles et reste pleinement compatible avec les attentes et le système de croyances. Cette stratégie revêt l’apparence d’un jeu interactif dont les acteurs appartenant aux trois réseaux concurrents rivalisent en combativité et créativité. L’enjeu est important, maintenir un plan d’ingérence malgré le risque de perturbations et les dommages collatéraux pouvant mettre en péril toute une infrastructure opérationnelle.

 

Il arrive que les acteurs se défient en prenant pour témoin une cible qui fera ensuite le témoignage (type de la manière de procédé dans l’affaire SBF sur Internet). Ce sont aussi des actions clandestines ou chacun essayera de contrecarrer les positions adverses comme dans une partie d’échecs. Les joutes oratoires et provocations publiques ont été des signes avant coureur de ces luttes clandestines. La présence hostile des services secrets à maintes fois été dénoncée ainsi que la dénonciation d’opération de désinformation qui n’a eu qu’un effet limité dans le temps sur l’état de l’opinion au moment du pic de la crise de confiance. L’atmosphère de paranoïa lors des interventions sur internet finit de convaincre les sceptiques qu’une chose anormale se déroulait dans les coulisses. Cette période culmina donc avec des épisodes de pression psychologique intense ainsi que de concurrence débridée pour la maîtrise de l’information la plus stratégique (recherches des destinataires inconnus, apocryphes, orientation sociopolitique du dossier et contrôle de l’exploitation publique du sujet ummo). Et malgré cette agitation, aucune révélation fracassante ne perça pour dénouer les discordes, renouer avec le calme et construire un climat serein d’activité communautaire. La source perturbatrice qu’elle émane d’un réseau XHM ou XM ne fit rien pour reprendre l’initiative, d’autres apocryphes furent émis pour poursuivre la démarche initiée par SBF notamment sur les thèmes nouveaux (psychovirus, structure de contrôle 2.X, logique tétravalente mais traduit dans la continuité du corpus ummite (CF projet de diffusion en opposition avec référence connue et inconnue)

 

L’ambiguïté des informations échangées, l’incertitude des destinataires ont été une confirmation de la totale liberté d’interprétation des lecteurs et groupes de travail. Il était maintenant évident que c’était à eux de se prendre en main, la responsabilité individuelle et collective étaient mises à l’épreuve du réel. La dissémination d’informations exotiques de la part de la source se perpétue dans un style aussi improbable qu’auparavant, entrainant son lot de ruptures et de mécontentement. La priorité de la source n’était pas dans la mise en place de critères de crédibilité, ni de démonstration formelle de l’extra terrestrialité de leurs apports culturels mais plutôt dans le maintien d’une présence subliminale dans un terrain d’activité de réseau informatique où l’observation psychologique de groupe ovniste de communauté de chercheurs et de contactés était constante constituait en soi un sujet de préoccupation de haut niveau.

 

 Il était plus qu’improbable que les 3 types de réseaux d’ingérence en arrivent un jour au statu quo sur des objectifs qu’ils ont en commun. Le contournement des risques inhérents aux déploiements de leurs actions, l’ajustement aux réalités du terrain, l’observation et le traitement de l’information, la protection du secret semblent être la priorité pour chacun d’eux. Ce qui a été retracé avec l’affaire SBF/Ummo c’est la confusion et les terribles tensions et rivalités qu’entretiennent ces 3 réseaux les uns avec les autres. Les cibles potentielles se retrouvent sans le savoir au cœur d’un dispositif très sophistiqué dans lequel il est difficile de sortir. En effet cet effet d’emprise s’appuie sur les motivations profondes de chaque partie, la cible d’un coté et l’agent d’influence de l’autre qui auto entretiennent une réaction en chaine comportementale dont le cheminement est savamment orchestré. Les divers rebondissements retracent ces heurts entre réseaux d’ingérence (contactés, services secrets et participations supposées exogènes) avec les résistances et les oppositions associées qui finissent par apparaître au grand jour. Les observateurs et les participants n’étant pas au fait des manœuvres se sont souvent vus pris entre divers front, impliqués autour des manipulations mêlant ambitions personnelles, querelles sur la validité des interprétations et gestion des retombées sociopolitiques du dossier ovnien.

 

Comment décrire en quelques lignes les objectifs de ces réseaux :

Pour XHM (SBF), proposer un témoignage d'une alternative d’exploitation de ressources supposées extraterrestres. Mettre en avant des pistes de recherche scientifiques constructives pour résoudre des problèmes cruciaux à portée de main ; ces dits projets sont présentés en opposition aux projets dénués de tout intérêt vital ou de lointaine portée. Faire progresser le réseau social dans une direction de responsabilité individuelle, d’accès à l’information et de prise de conscience sociopolitique. Œuvre de dénonciation de l'atrophie intellectuelle entretenue par une oligarchie technoscientifique mettant en péril la survie de l'humanité. Servir de relais et faciliter la communication avec des groupes de contactés.

 

Pour les services secrets, maintenir une présence active au sein des diverses communautés ovnistes, orienter le discours subversif, organiser des opérations de désinformation et de diversion, empêcher la constitution de mouvement d’opinion massif ou de propagation d’idées par affinités scientifiques et philosophiques, limiter la portée du message humaniste opposé au militarisme technoscientifique et aux dogmes socioéconomiques qui s’y rattache.

 

Pour le réseau 2.X, motivations non explicites, compte rendus interprétables et observations multiples données pour appuyer une stratégie ambivalente d’exposition ostensible vers de petites communautés et de dissimulation pour tout réseau social étendu ou de vaste échelle. Préparation à la phase de pré contact par ingérence multidimensionnelle.