DECOMPOSITION DU FACTEUR HUMAIN DANS LE CHANGEMENT
Une opération réalisée en pleine conscience dont l’objectif est de provoquer un changement de perception et de neutraliser des conceptions dépassées et hors du champ de la connaissance scientifique, des idées jugées passéistes car encrées dans un fond de nostalgie qui n’est plus d’actualité, visions restrictives car enracinées dans des comportements ethnocentriques.
Les chances de réalisation de ce changement sont conditionnées par l’action produite sur des personnages ciblées qui en retour provoquèrent une perturbation de leur environnement immédiat ce qui à long terme concours à créer les conditions d’une réaction en chaine de propagation d’une nouvelle représentation des connaissances, d'un nouveau paradigme. Malheureusement ces changement de comportement et surtout d’affirmation d’une position considérée par la majorité comme hétérodoxe ne purent jamais être clairement établies vu les circonstances floues et les blocages de l’investigation sur la genèse de l’affaire. Ce qui par contre a été clairement précisé, ce sont toutes les phases préparatoires de cette intervention ainsi que les multiples concordances qui eurent lieu avant, pendant et après la phase dite de provocation comme si cela préfigurait un accompagnement et une surveillance dans le but de s’adapter aux risques de faillites. On peut parler ici d’une œuvre opportuniste qui utilise les ressorts de la psychologie pour arriver à ses fins.
L’essentiel de l’intervention est fondée sur une communication d’influence psychologique et de remise en situation des patterns (stéréotypes émis par les individus) pour les utiliser ensuite comme brique élémentaire dans le plan d’intervention. A la base d’une transformation du champ mental (de l’individuel vers le collectif) on retrouve cet effort de reproduction mimétique et de réintroduction de patterns pour provoquer une prise de conscience de soi.
SBF a privilégié un mode d’intervention indirecte avec introduction d’un agent du changement (impact idéologique) dans les propres références culturelles de la population ce qui limita ses interventions et son affirmation au strict minimum afin d’accompagner l’évolution de la structure prise pour cible. Le changement opéra avec le consentement des intéressés car ils y ont trouvé un intérêt et ont progressivement assimilé les nouvelles idées mises en circulation selon des modes de vie et de pensée qui leurs sont propres.
En effet la communication directe dont le principe est d’envoyer une quantité d’information couplée à une force de travail (énergie) à destination d’un corps social est d’autant plus improductive qu’il faut sans cesse augmenter le couple information/énergie pour littéralement s’imposer par la force de la répétition. Cela équivaut techniquement à faire de la propagande ou du marketing politique avec autant de persuasion qu’il y a risque d’opposition en retour. C’est dans la crainte de voir une réaction de rejet comme schéma de pensée dominant dans la population, que l’on utilise un procédé de communication de masse qui évacue la menace la contestation par un effet de répétition et de contournement afin de favoriser une atmosphère favorable au consentement. Le taux de réussite varie grandement selon le profil individuel et d’autant plus que la population fonctionne comme communauté partageant de fortes affinités d’intérêts. La probabilité est très forte lors d’une communication directe car on voit apparaître d’une part une réaction de résistance au changement et d’autre part un déni volontaire pour tout d’orientation dont les individus pris isolement ne perçoivent pas l’intérêt. La population prise pour cible peut être considérée ici comme un système complexe regroupant des catégories mentales de représentation du monde et de croyances auto organisées autour des mêmes idéaux et références identitaires. Ce système réagira d’autant plus fort qu’il est encré sur des convictions fortes et animé par des autorités morales qui amplifieront cette réponse collective de rejet.
L’opération SBF / Ummo ressemble dans sa composante de diffusion d’information :
- à une communication directe pour initier une première réaction, un reflexe de préservation qui a effectivement été ressentie comme une provocation « hors limite », inacceptable tant qu’elle entre en contradiction avec des règles sociales tacites, des mécanismes de gestion du savoir et d’animation de l’activité collective ;
- à une opération psychologique indirecte pour influer sur les procédures des personnes (pratiques sociales et méthodes) et sur la base de leur auto motivation les faire participer à une évolution de paradigme et un changement systémique de leur propre carte mentale. L’énergie de cette transformation est alors produite par les individus eux-mêmes, SBF ne fait que de l’accompagnement et de la mise en participation comme on pourrait le voir dans un protocole psychothérapeutique.
A l’inverse de la communication directe qui, si elle échoue est vite oubliée, balayée par d’autres champs opérationnels où la normalité reprend ses droits avec un retour à la stabilité dans la routine et le renforcement des pratiques.
La perturbation du système de pensée par influence indirecte basée sur l’énergie des personnes est plus fondamentalement transgressive du fait qu’elle permet d’organiser un changement psychologique avec la collaboration implicite des acteurs qui y récupère à leur compte tous les efforts et contrecoups. SBF agissant comme un élément déclencheur et un catalyseur ; agissant comme agent disruptif au départ, puis par un accompagnement de courte durée et un retrait spectaculaire dans une séance d’édification en signe d’achèvement, donnait l’opportunité à chacun de récupérer à son compte ce qu’il désirait.
Une communication qui a pour objectif de créer un changement devient plus efficace lorsqu’elle propose en contrepartie pour ses destinataires un paradigme qui les aide à résoudre des problèmes plus personnels. Ils deviennent les récipiendaires de nouveaux concepts et ils se les approprient pour en exploiter pleinement leur coté opératoire.
Dans le cas ummo, les concepts sont purement opératoires d’un point de vue epistemologique et de construction de modèle abstrait de civilisation ou pour élaborer de nouvelles théories scientifiques.
Dans le cas SBF, les concepts sont avant tout inscrits dans une prise de conscience individuelle des mécanismes sociaux intervenant dans la construction, la progression et l’humanisation dans une multitude de réseaux sociaux. Il encourage l’auto motivation des activistes pour les pousser au delà de leur propre limite cognitive afin de les inciter à réunir des ressources humaines et d’essayer de les fédérer dans un projet plus ambitieux. Le débat d’idées est la confrontation des valeurs comme savoir être pour entrer en dissidence et participer à un changement de société dans l’esprit d’une mutation pacifique en respectant une morale de conciliation et une éthique de l’action dans un esprit de compatibilité avec la sauvegarde de la planète face aux dangers qui la menace tels que ceux déjà décrits dans la prose ummite (référence explicite à un contenu manifeste)
SBF lance un défi, après l’intromission d’un contenu idéologique dans l’espace de représentation mental, provoquant une fracture idéologique. Il insinue qu’il faut réorganiser les communautés autour de projets forts et ensuite parvenir à dépasser les nouveaux clivages pour travailler ensemble. Incroyable projet utopique car si la première étape a été >accomplie, le schisme culturel et l’apparition de courants d’opinions divergents à propos de l’interprétation de l’univers ummite. La réorganisation des communautés et leur >synergie autour d’un projet de société ne ce sont pas réalisés pacifiquement. Le défi reste à mener, il est encore d’actualité malgré les caractéristiques constructives énumérées >dans le chapitre précédant (quatre années après la lettre du 18 janvier).
Les risques de faillite du travail collaboratif lorsqu’il est constitué autour d’un leadership fort d’une seule personne. Une collectivité informelle qui est subtilement sensibilisée par une pensée subversive porte en elle une probabilité de faillite dès lors que le leader charismatique par ses actes et ses pensées animent à lui tout seul le mouvement. Lorsque le risque sectaire et l’emprise autoritaire sont écartés, il subsiste celui de l’effondrement du mouvement par la disparition du maître à penser, de la guidance originelle.
La critique de SBF porte sur ce mode d’organisation de la contre culture où l’élément moteur peut être considéré comme le talon d’Achille. La proposition de substituer au modèle d’organisation hiérarchique (de type école de pensée) par un autre non hiérarchique et plus collaboratif où chacun contribue en suivant une politique de coordination et une éthique qui émerge de l’activité des membres. Un projet utopique mais qui peut fonctionner lorsque le centre de décision est décentralisé ou fonctionne par délégation avec une responsabilité largement diffusée d’un maillon à l’autre, avec un partage du projet collectif qui n’enferme par l’individu mais lui permet de se réaliser pleinement dans un travail constructif considéré comme positif et réaliste.
L’affaire SBF / Ummo s’est concrétisé autour de cette demande d’ajustement qui a trait à l’activité collaborative et les potentialités individuelle à se réaliser dans une œuvre hors norme. Comme initialement prévue les faillites de la raison se sont amplifiées et les comportements ont aboutis à la constitution d’espace de recherche disparates et de courants de pensée soit rivaux, soit complémentaires, soit indépendants.
Il y a eu donc une interférence pour provoquer une remise en question des positions culturelles dominantes (savantes et profanes) dans une atmosphère chaotique. Un ajustement nécessaire qui a produit par un effet concentrique de la collectivité vue comme un groupe unitaire vers l’individu isolé autonome avec ses propres convictions, une meilleure perception de ces tendances idéologiques portées par des leaders autoritaires ainsi que les clivages doctrinaux mal évalués jusqu’alors. C’était le début d’une dissidence au sein de la réflexion sur ummo.
D’autres communautés se sont ensuite constituées avec le temps, regroupant des personnes avec des affinités compatibles, traitant plus spécifiquement un aspect du dossier ummo / ovnien. Chaque groupe avait pourtant le même objectif final ; traiter la même phénoménologie mais avec des visions politiques et éthiques complètement différentes. C’était donc tout l'intérêt du questionnement introduit comme un cheveu sur la soupe avant son heure de concrétisation par SBF avec la lettre du 18 janvier. Cette réflexion sur la nature de la recherche collaborative par Internet autour d'un phénomène indicible ou la personne s’efface devant l’importance du sujet pour faire participer à l’unisson toutes les ressources efficientes.
Ce qui a été souligné, c’est plus l’effort de contribution personnelle que le souci de reconnaissance et la vanité. Est-ce qu’il faut que les personnalités travaillent le couteau sous la gorge, confrontés à une menace directe ou un danger plus que probable pour qu’ils parviennent à dépasser les clivages pour de nouveau travailler ensemble ? C’est une autre problématique qui a été laissé en filigrane comme le serait l’effet d’un véritable choc ethnocidaire lors d’une démonstration de preuve officielle de la présence E.T.