Courrier des lecteurs sur la synthèse SBF / Ummo : Indices pour recherche U. Témoignage sur une situation interactionnelle avant l'apparition de SBF. Post-analyse sur un nouveau message précurseur reçu durant la phase d'orientation et de sensibilisation. Correspondances avec des thèmes de recherches anthropologiques. Incitation au contact avec d'autres groupes d'études confidentiels.
Mel Vadeker, juin 2009
Légères modifications apportées aux échanges de mon interlocuteur à sa demande. Les débats connexes sont toujours en cours.
De : XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Envoyés : 23.05.09
À : mel.vadeker
Objet : [Fwd: indices pour recherches U]
Monsieur,
(Je
vous interpelle par un monsieur bien que je ne sois pas sûr de votre
identité
réelle. Cependant, la lecture de votre site me laisse à penser
que cette
terminologie est correcte)
Je me permets de vous écrire suite à la
lecture de votre synthèse sur
l'affaire SBF/Ummo :
http://www.vadeker.net/reponses/sbf-ummo-ingerence/TDM.html
Votre
synthèse est particulièrement intéressante et m'a mieux fait
comprendre cette
affaire. Votre texte se lit d'autant plus facilement
que le lecteur a suivi
cette affaire de l'intérieur et qu'il a pu se
documenter par des lectures sur
les concepts que vous manipulez.
J'ai en effet participé à la liste de
diffusion entre septembre et
octobre 2002. Pendant la lecture de votre texte,
j'ai cherché dans mes
archives les courriels échangés sur la liste et j'ai
trouvé celui que je
vous envoie et dont j'avais complètement oublié
l'existence. En le
parcourant, je me suis en effet rendu compte qu'il émanait
de 11.4.17M.
Je vous le transmets car je pense qu'il peut compléter votre
étude de
l'affaire SBF.
Quand j'ai reçu ce message, j'ai pensé qu'il
faisait suite à une
contribution que j'avais postée dans la liste quelques
jours auparavant
concernant la "Nuit Noire". Je ne me souviens pas exactement
des termes
que j'avais utilisés et je n'ai pas gardé les échanges de la liste
sur
cette période. Je n'ai conservé que les courriels privés.
Initialement, je pensais que le courriel reçu était lié à ce
message.
Mais, à la lecture de votre synthèse, j'envisage une autre hypothèse.
Il
me paraît bien plus s'inscrire dans une stratégie d'exacerbation
des
attentes des responsables de la liste. En effet, ni
André-Jacques
Holbecq et Jean Pollion n'ont reçu ce message. Dès réception,
j'ai
transmis ce courriel à AJH et JP. J'ai appris en retour que
XXXXXXXXXXX
XXXXXXXXX et moi même en avions été les seuls
destinataires.
Je me souviens avoir tenté quelques recherches. Le nom
sous-entendu dans
le courriel est "Marcel Dekker". Retrouver ce correspondant
me
paraissait impossible; c'est pourquoi j'ai rapidement abandonné.
J'avais
l'impression d'être mené en bateau.
Pour finir, je trouve que
votre synthèse apporte un éclairage
intéressant sur l'affaire Ummo et qu'elle
mériterait d'être publiée chez
un éditeur.
Cordialement.
-------- Message transféré --------
De: anonyme@lettre-anonyme.com
Reply-to:
À: XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Sujet:
indices pour recherches U
Date: Thu, 3 Oct 2002
Contenu
du message
:
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
information
sur un rseau franais de contacts
UMMOAELEWE
Je vous donne ici une
information susceptible
de provoquer chez vous un grand moi.
Il s'agit
d’une information cruciale pour votre
Groupe de recherche qui
donne des informations
scientifiques trs proches des lettres
dactylographie
en provenance de UMMO et cela des
niveaux
pluridisciplinaires.
Ce genre de travaux dont je vous revele
l’existence
ont t valids notamment en France pendant 20 ans
par
des tudes universitaires.
Malheureusement ces recherches ont t
stopps
prmaturment par l'intervention de diffrentes
lites scientifiques
hostiles ce genre
de contributions pour le dveloppement du rseau
social
humain. Les rsistances sont la fois
issues des institutions officielles et
d’organisations
militaires affilies des services secrets.
Les
disciplines concernes ont comme point
commun une approche nouvelle de
l'tude
anthropologique et d’inspiration phenomnologique
applique
la comprehension de la diversit et de
la complexit humaine, animale et
extraterrestre.
La posture philosophique est donc
volontairement
transdisciplinaire.
Je ne peux vous donner ici
l'information cruciale
qui vous permettra de retrouver precisement
les
membres de ce rseau de recherche mais seulement
un indice :
les oeuvres
compltes de Sakharov sont dites
en France par une maison d’dition
qui a entretenu
des rapports intimes avec eux, le nom mme de
cet diteur
peut vous mettre sur la voie.
Je vous donne cette information afin que
vous-mme
et vos collaborateurs qui oeuvrez dans la
recherche
d’informations scientifiques sur le dossier
Ummo
puissiez apprhender la variet et l’entendu des contacts
des
diffrentes civilisations extraterrestres sur votre
plante.
Cette
lettre est envoye par mes soins
des destinataires dont le profil
psychologique
et scientifique est conforme certaines
contraintes thiques
et de bienveillance culturelle
envers des messages en provenance de
sources
exoanthropologiques.
Vous pouvez rejeter, critiquer ou
librement diffuser
ce document la condition que vous ne cherchiez
pas
retracer l’origine de ce message. D’autres
contacts
ultrieurs en
dpendent.
11.4.17M
OOYAGGA
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Vous
recevez ce message de la part d'un internaute qui utilise le service gratuit de
lettre-anonyme.com
Il n'a pas souhaite vous laisser la possibilit de lui
repondre.
Vous pouvez ne plus recevoir de messages de la part de nos
service :
http://www.lettre-anonyme.com/php/ListeRouge.php?EMAIL=XXXXXXXXXXX
Vous
souhaitez utiliser notre service gratuit et envoyer un e-mail un(e)
ami(e):
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toutes les infos de votre region sur http://www.maregion.com
De : Mel Vadeker
Envoyés :
À : XXXXXXXXXXXXXXXXXx
Objet : Re : [Fwd: indices
pour recherches U]
Bonjour,
Je tiens à vous remercier
pour votre attention et votre bienveillance. Il est rare de voir quelqu'un
s'intéresser à l'affaire SBF au point d'en faire état et mener en parallèle sa
propre enquête sur un détail qui semble anodin, ce qui après toutes ces années
relève de la gageure tant les recoupements et les interconnexions avec d'autres
événements mènent tout naturellement à vivre l'expérience cognitive de
l'infinitude de l'indexicalité.
Je me permets de rebondir
sur quelques unes de vos remarques pour annoncer quelques idées que je n'ai pas
eu l'occasion d'aborder et qui méritent d'être exposées.
Lorsque vous mettez
en question la terminologie de politesse « Monsieur » pour ouvrir la
discussion en doutant de la viabilité du titre puisque vous ne savez pas à qui
vous avez affaire, vous pointez du doigt à juste titre un aspect particulier
des affaires de perception de l'identité dans un contexte d'intimité au travers
d'un contact à distance, asynchrone et impersonnel.
C'est intéressant, et
d'autant plus que cela m'évoque une anecdote. Il y a quelques années j'ai eu à
faire un échange de courriel insolite, parfois très long, émanant d'une
personne inconnue qui me relançait sur des sujets de recherche
transdisciplinaire. Les échanges étaient très espacés dans le temps puisque je
n’en avais pas toujours le souvenir, allant parfois jusqu'à une fois par an. Au
bout de quelques années, ne sachant pas qui était derrière ces courriers, je me
suis mis à amener la discussion sur une conjecture philosophique, ce qui
provoqua en quelque sorte un clash.
Est-ce que la personne
avec qui je parlais était une personne réelle, faite de chair et de sang, ou un
générateur de conversation habilement construit autour d'un profil
psycholinguistique calqué sur ma propre production littéraire et le corpus
documentaire connexe à l'affaire ummite ? En bref, étais-je en train de
faire cette expérience étrange, de la validation de l'expérience de Turing
pour prouver qu'une I.A. pouvait se faire passer pour une
personne ? Ou alors étais-je dans un cadre plus vaste de philosophie
informatique et d'informatique linguistique ? Comme l'évoque à juste titre
Jean-Pierre Balpe, voir la conférence en ligne de l'UTLS production de sens et
informatique :
http://www.canal-u.tv/themes/sciences_de_l_ingenieur/informatique/production_de_sens_et_informatique
Comme vous avez pu vous en
apercevoir, les affaires connexes au dossier Ummo, en particulier l'affaire SBF
qui recoupe de nombreux points de réflexion sur la phénoménologie de la
perception, m'ont donné de quoi m'entrainer et nourrir ma réflexion sur des
années. Cette immersion forcée dans cet inconnaissable m'a apporté un éclairage
sur la manière dont tout un chacun pouvait construire son propre univers de
référence à partir de données explicitement ambigües, à multiple état, dont
l'indexicalité est potentiellement forte. Ce qui peut en l’occurrence
nous amener à nous regarder dans un miroir pour affronter nos propres
limitations cognitives face à un phénomène incommensurable et inintelligible.
Pour ce qui concerne la
synthèse SBF que j'ai mise en ligne sur mon site, je dois dire qu'elle est
incomplète.
Je peux vous annoncer ce
qu'il manque de plus important :
-- Les derniers chapitres
constituant de fait le point d'orgue de la synthèse puisqu'il s'agit d'une
construction phénoménologique du modèle XHM à trois dimensions (dans le
sens conceptuel) ainsi que tous les états de transition entre
niveau de perception, prise de conscience, posture d'intervention et pouvant
servir à classifier les phénomènes d'incommensurabilité. Il ne s'agit pas d'un
modèle structuraliste à prétention universaliste qui serait biaisé
naturellement par l'ethnocentrisme - et de ce qui en découle - mais d'un
model didactique qui présente des règles d'évolution de la perception dans
une dynamique relationnelle entre un observateur, son environnement et la
manière dont il construit ses agencements pour classer le phénomène. Ce modèle
peut éventuellement donner un nouvel éclairage ou servir de représentation alternative
pour résoudre les limites des classifications existantes des phénomènes
E.T. et paranormaux (classification Hynek, échelle d'incommensurabilité de Vallée-Davis).
-- Le syndrome ovnien
provoqué, par une intimité avec une source directe de communication et par
une influence indirecte avec un phénomène supposé extraterrestre. Je
n'évoquerai pas l'aspect physiopathologique des rencontres de près puisque
c'est déjà un sujet d'étude qui intéresse le domaine médical et militaire mais
j’évoquerai celui de la psychopathologie générée indirectement, à distance, par
l'interaction, qui agit sur le champ mental de la personne sans laisser de
trace physique, et de tous les égarements de passionnées qui n'ont pas
les outils cognitifs adéquats et qui se retrouvent finalement en bien fâcheuse
posture pour affronter le réel.
-- Une réflexion sur le
dossier Ummo en général, les ramifications et rebondissements avec les groupes
secrets et le corpus supposé manquant. L'interaction avec la source ummite à
partir de la réinjection d'apocryphes, le problème des références et de la
validation, l'exemple du catalogue NR de ummo-sciences, le problème du copycat,
des contactés réfractaires et dissidents qui font du sabotage .
-- Un lexique sur toutes
les notions propres à l'affaire SBF de façon à circonscrire le champ lexical, à
construire le réseau sémantique, à limiter ou expliquer l'indexicalité de
certaines argumentations, pour clarifier le propos et lever quelques
ambigüités.
Au sujet du courrier que
vous avez reçu, il me semble que cela ressemble encore un à jeu de piste où il
faut mettre en relation différentes ethnocultures ou personnalités séparées
par une distance idéologique, disciplinaire ou de compétence. C’est peut être
une manière de provoquer le dialogue en brisant des clivages ou des frontières
afin de résoudre quelques problèmes cruciaux.
J'ai eu un peu de temps
pour réfléchir et voici ce que j'ai trouvé :
Ce
courriel anonyme date
d'octobre 2002, ce qui dans la chronologie le place entre la création
de la
liste ummo-sciences en été 2002 et le début de l'affaire SBF en janvier
2003. Ce
message fait vraisemblablement parti d'un ensemble de postages ciblés à
destination du réseau relationnel autour de AJH-JP-JPP, qui à l'époque
étaient
en bon terme puisqu'ils ont participé à l'émission de radio
hebdomadaire de DdP à RIM (La Vague d'Ovnis) où chacun d'eux,
à tour de rôle, faisait les éloges des autres. C’était aussi la
période de la sortie en librairie du libre de JP ("UMMO - de vrais
extraterrestres"), ce qui présageait d'une bonne entente et d'un accord
tacite des trois intervenants précités pour l'ouverture de la liste
ummo-sciences et de son site associé.
Ce courriel est préparatoire
à l'affaire SBF, puisqu'en ciblant des témoins potentiels, il met en œuvre une
attention qui se fera à postériori sur des événements qui n'ont pas encore eu
lieu au moment de la lecture du message. Un élément utilisable pour recomposer
un tableau d'ensemble. J'insiste sur ce point car il est crucial, les
informations importantes sont fragmentées en mille morceaux et redistribuées
dans un ordre non chronologique, comme s'il s'agissait des pièces d'un
puzzle que le lecteur-enquêteur doit recomposer mentalement.
Premier indice :
Les oeuvres complètes de
Sakharov sont abondamment utilisées par JPP dans son site, c'est une référence
important dans sa carrière de scientifique en MHD et en cosmologie.
Andréi Sakharov, oeuvres
scientifiques, Editions Anthropos, France, 1984 ( épuisé )
http://www.vadeker.net/ipri/archive/sakharov_par_jpp.html
Deuxieme indice :
Sur mon site, je trouve un
autre ouvrage de référence, édité aux Editions Anthropos,
Ethnométhodologie, morale
et grammaires génératives des moeurs de H. de Luze, c'est la publication d'une
thèse de doctorat dont le directeur était Yves Lecerf
http://www.vadeker.net/corpus/deluze.htm
Ce qui nous amène à
regarder de plus près ce qu'a fait H.de Luze
http://www.vadeker.net/corpus/pariseptisme_ethnologie.html
et qui nous renvoie aux
recherches de Robert Jaulin et à sa collaboration avec Yves Lecerf
Troisième indice :
La difficulté de faire des
études conjointes entre l'ethnologie et d'autres disciplines ainsi
que les blocages rencontrés sont évoqués ici
http://www.vadeker.net/corpus/culturel.html
Est-ce à dire que cette
démarche a été porté à bout de bras pendant des années par de fortes personnalités
en dépit des obstacles ? C’est plus que probable.
Quatrième indice :
La référence aux
recherches transdisciplinaires d'inspiration phénoménologique pour comprendre
la nature humaine, animale et extraterrestre est une notion qui revient périodiquement
dans l'affaire SBF et le dossier Ummo.
Le
concept d'ethnocide
créé par Robert Jaulin, a été abondamment utilisé comme
argumentaire de
politique de non ingérence extraterrestre dans les
affaires humaines,
cf. le livre G. Pinon (Fatima un ovni pas comme
les autres) et le livre C. Seval (Contact et Impact)
L'analogie entre
l’étude des grands singes anthropoïdes par les humains et la limite
cognitive d'une impossible communication entre la civilisation
terrestre avec une autre
exocivilisation qui aurait plusieures millions d'années d'avance. Cette
notion de l'écart
technoculturel et temporel a été introduit avec insistance par le
réseau SBF (XHM) , et les nombreux exemples donnés à titre
indicatif ont permis à JPP d'orienter
son écriture (c.f. le livre qui s’inspire de l’affaire SBF : L’année du
contact), de le stimuler, d’amplifier son imagination et sa
perception
d'ensemble avec comme le point de départ d'un ensemble de références
propre au
caractère simiesque : l’homme est comme un singe pour des
extraterrestre
et les ufologues sont comme les Bandar Logs (du Livre de la jungle)
pour les
véritable scientifiques qui étudient sérieusement le phénomène ovnien.
Nous avons bien entendu
tout un ensemble de programme de recherche, d'idées et de concepts
philosophiques que l'on retrouve en explorant le troisième indice. Ce programme
de recherche serait évoqué dans ce courrier comme d’une boite à outil pour
interpréter, traduire, transposer le corpus ummite dans d'autres contextes
d'exploitation documentaire ou de recherche fondamentale.
Cinquième indice :
La
recherche pour
identification de la source du message est condamnée par avance. C’est
même
annoncé comme un postulat de départ. La recherche de vérité s’en trouve
contrariée par la découverte impossible de la personne physique ou
morale qui se
cache derrière le message. Cette insistance à annoncer l’échec d’une
reconstruction de la filière productrice d’apocryphes et le caractère
non
rentable d’une quête des origines, renvoient directement à l’incapacité
notoire
des enquêteurs sur le dossier Ummo depuis l’origine de l’affaire à se
constituer une image vraisemblable et tangible de la source. Ce qui
est
suggéré c’est une modification du mode de recherche, au lieu de
rechercher le
pourquoi et le qui, il est suggéré de s’attarder sur le comment, la
fonctionnalité, le mode opératoire et les procédures comme pourraient
le faire
un anthropologue, un enquêteur avisé ou un stratège militaire en face
d’un
phénomène inconnu. Le fait que ce message soit explicitement posté d'un
remailer anonyme est une indication métalinguistique sur
l'intentionnalité. Au
lieu d'utiliser une messagerie temporaire, il a été fait usage ici d'un
message
explicitement anonymisé sans aucun espoir d’échange. C’est une
interaction à sens unique.
Un auteur anonyme non identifié en 2002 avec une signature
alphanumérique, se
fera connaitre par la suite avec cette même signature comme un élément
du
protocole SBF. Cette réapparition de la signature se fera dans de bien
étranges
circonstances au bout d'un échange de courriel qui prolongera
l'affaire
SBF à partir de la liste ummo-sciences en direction du
réseau relationnel de JPP bien après le scandale de la réception
de la
lettre du 18 janvier 2003. On peut y voir là, encore une annonce
préparatoire,
cette signature numérique anonyme qui insiste sur son
anonymat se
fera paradoxalement connaitre comme étant une identité fonctionnelle du
protocole SBF (XHM). L'entité anonyme avec son anonymat revendiqué par
un
style métalinguistique avec son lot de références deviendra à la
suite
d'un travail d'acclimatation et par le biais d'annonces
fortuites,
une signature qui sera reconnaissable mais seulement par ceux qui
auront été
mis dans la confidence. Ce qui a été votre cas, et encore plus de JPP
et de
quelques autres. C’est une forme de transposition à une échelle très
réduite de
ce qui se produit avec le corpus ummite. Nous avons des documents
apocryphes
dont on ne connait pas la source ni les auteurs mais que l’on se sent
capable
de reconnaitre et d’identifier par une signature ou un style de
cohérence
linguistique et de références croisées à d’autres sous-univers de
discours déjà
connus. Cette intervention préparatoire pour la future participation de
SBF
créera une situation des plus tendue entre ceux qui étaient au courant
que
quelque chose se tramait dans les coulisses et les autres protagonistes
ou observateurs qui découvraient tout cela dans la surprise au fur et à
mesure du
développement d’un phénomène d’interaction sur Internet qui échappait
alors à
toute convention établie par avance. Ce qui révélera au grand jour,
comme vous
avez pu vous en apercevoir, les oppositions larvées, les rivalités
de
personnes ainsi que les failles idéologiques de divers courants et
interprétations orthodoxes et hétérodoxes. C'est une mise en lumière
des affrontements larvés, une prospective sur la manière
d'exploiter publiquement le corpus ummite, une étude des personnes et
des groupes se
querellant sur les applications politiques et idéologiques que l'on
peut en
retirer du dossier ummo.
Conclusion temporaire :
Si on ne peut
pas accéder à la source, il ne reste plus qu’à construire les relations
entre les communautés qui exploitent le corpus, même s’il faut pour cela faire
de prodigieux détours vers des sentiers non balisés, vers des zones secrètes et
troubles de la clandestinité. Ceci afin de croiser au mieux les informations et
donner un aperçu d’ensemble. Ce qui, il faut l’avouer s'apparente autant à un
jeu de piste où il faut remonter dans le passé des protagonistes de
l'affaire SBF et des autres destinataires ciblés par les messages, qu’à une
réflexion poussée sur les fondements de toute civilisation, sur le savoir de
sens commun, le savoir profane et le savoir savant. Pour ma part, j'ai eu au
cours de mon étude l'impression d'ouvrir beaucoup de placards pour en faire
sortir les cadavres cachés. Au bout du compte, j'avais avec du recul, en recomposant
le tableau d’ensemble, une vision au premier plan d'un ossuaire comme la
preuve des fatalités humaines et des contingences inhérentes à toute
confrontation avec un inconnaissable générateur à la fois de défis grandioses
et de profondes rivalités.
Cordialement.
PS :
au vu de la longueur de ma réponse, et pour ne pas me répéter par la suite, je
compte la mettre à disposition sur mon site avec les précautions d'usage. Il y
a bien évidemment d’autres personnes comme vous qui sont très intéressées par
cette affaire et qui poursuivent de leur coté. Il me semble que Marcel Dekker
est une compagnie qui édite des encyclopédies :
http://en.wikipedia.org/wiki/Marcel_Dekker Je ne vois pas comment vous avez
pu aller aussi loin.
------------------------------------------------------------------------------------
Envoyés :
À : XXXXXXXXXXX
Objet : Re : [Fwd: indices
pour recherches U]
Bonjour,
Pour compléter sur les
indices que vous avez donnés, la possibilité d'entrer un contact avec quelqu'un
proche du milieu de l'édition, et pour ajouter un commentaire sur mon
précédent postage.
Je pense qu'il y a probablement plus de choses évoquées, au vu de la réaction que ce postage inédit de 2002 à suscité parmi un de mes correspondants qui a également suivi l'affaire de près.
Les pistes sont ouvertes,
je ne sais pas encore où cela peut mener, ce qui n'empêche pas de rester
prudent et d'éviter de faire une chasse au groupe secret de contactés, ou de tout
ce qui pourrait s'apparenter à une communauté anonyme qui désire rester dans l'ombre.
Mes précédentes
déclarations sont peut être à tempérer, je n'aimerai pas créer du
tort ou gêner d'autres personnes qui désirent la tranquillité. Affaire à
suivre donc, j'en parlerai sur mon site dès que j'ai quelque chose de stable.
cordialement
De : XXXXXXXXXXX
Envoyés :
À : Mel Vadeker
Objet : Re: Re : [Fwd:
indices pour recherches U]
Bonjour,
J'ai lu avec attention votre réponse et je vous remercie d'avoir pris le
temps de répondre à mon courriel. Je trouve toujours intéressant et
enrichissant de confronter son propre point de vue avec une autre
approche.
Comme je vous l'avais indiqué dans mon premier message, je n'avais pas
considéré la réception du courriel anonyme d'octobre 2002 de la même
manière que vous et votre synthèse (inachevée) m'a conduit à le mettre
en perspective différemment. En effet, bien que j'en eusse fini la
lecture depuis quelques mois, je ne me suis décidé à vous le communiquer
qu'après la publication d'une récente contribution sur le site de
U-Sphère :
( note :
un essai sur l'eschatologie croisée)
http://www.u-sphere.com/index.php?title=Escathologie_crois%C3%A9e#.22ummo.22.2C_.2C_.3F.2C
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
J'avais considéré, au départ, que ce message anonyme comme une réaction
à une contribution sur la liste ummo science dans laquelle je commentais
la "Nuit Noire". Je n'ai plus de traces de ce message et, donc, je le
commenterai de mémoire. Si l'un de vos correspondants l'avait dans ses
archives, je serai intéressé de pouvoir vérifier si mes souvenirs n'ont
pas déformé la réalité.
J'y commentais donc que, selon moi, une civilisation d'une planète ne
pouvait rentrer en contact avec une civilisation d'une autre planète
sans respecter certains critères.
J'y commentais donc que, selon moi, une civilisation d'une planète ne
pouvait rentrer en contact avec une civilisation d'une autre planète
sans respecter certains critères. L'un des critères était l'avancement
spirituel du futur interlocuteur. Je spéculais qu'il existait un
cheminement jalonné d'étapes communes à toute les formes de vie évoluée.
Cette évolution spirituelle qui s'accompagne d'une complexification de
la structure encéphalite passe par une période historique sombre faite
de souffrances. Ainsi, une civilisation extra-terrestre doit vérifier
que l'autre civilisation a passé ce cap pour prendre contact. Dans le
cas contraire, elle doit chercher des individus qui l'ont dépassé, ou
bien qui sont suffisamment avancés dans les étapes.
Telle fut la teneur de ma contribution. Je dois vous avouer que la
réception du message de 11.4.17M m'a surpris à moitié. J'y ai vu la
confirmation que je touchais un point sensible : le critère de sélection
des contactés. Je me suis toujours posé la question : pourquoi telle
personne est contactée plutôt que telle autre ? Suite à ce message, j'ai
décidé de ne plus contribuer à la liste et je m'en suis rapidement
retiré pendant quelques mois.
Votre interprétation est différente de la mienne et je la trouve fort
intéressante. Je pense que sur certains points vous avez raison. Afin de
poser le problème et de faciliter sa résolution, je noterais les
informations suivantes :
- 11.4.17M est le code d'une identité "extraterrestre" [je mets les
guillemets par prudence]
- la clé de "déchiffrement" de ce code ne sera rendu public que six
mois
plus tard par JPP. Je ne sais pas quand JPP a reçu l'explication. Dans
les échanges que j'ai eu en octobre, XXXX a écrit : "La présence d'un code
en fin de mail avec un "vocable" ummite "nouveau" non
rattachable à un
contexte lui-même non réellement informatif n'est pas crédible pour
moi." Il illustre bien une réaction commune au code d'identification.
- seuls deux personnes ont reçu ce message. Existe-t-il un critère de
sélection, ou bien s'agit-il d'un brouillage ?
- à qui est destiné le message ? Moi, XXXXXXX, JP, AJH, JPP, les grandes
oreilles qui surveillent les échanges sur le réseau, les futurs lecteurs
du code de "déchiffrement" ?
- quel est le contenu du message ? des indices pour trouver les
contactés ou l'allumage de la cocotte-minute qui va exploser en janvier
2003 ?
Pour revenir sur le nom de l'éditeur, j'ai obtenu "Marcel Dekker" en
allant à la libraire Eyrolles sur le boulevard Saint-Germain et en
demandant au vendeur le nom de l'éditeur des oeuvres de Sakharov. Je
suis même allé jusqu'à chercher dans l'annuaire les "Marcel Decker"
présents en France. Il y en a plusieurs dizaines... Cependant, je ne
suis pas sûr que le message ait pour but de permettre la prise de
contact avec les membres d'un réseau quelconque.
Je n'ai pas d'objections à faire sur la publication de ce message sur
votre site, sauf celle concernant la publication de mon identité. Mais,
votre réponse et l'attention que vous mettez à masquer les identités de
vos échanges me font penser que je n'ai pas de raison de m'inquiéter.
Votre seconde réponse indique que vous êtes membre d'un réseau
d'échanges sur l'affaire UMMO/SBF. Si l'un des membres de ce réseau
avait des remarques à faire sur mon message, je suis ouvert à la
discussion.
Cordialement.
De : Mel Vadeker
Envoyés :
À : XXXXXXXXXXXXXXXXX
Objet : Re : Re: Re :
[Fwd: indices pour recherches U]
Bonjour,
J’ai
pris contact avec l’administrateur de u-sphere qui a
collecté certaines archives utiles pour l’affaire SBF / Ummo et lui ai
soumis
ce message contradictoire dans la forme car il est à la fois rendu
anonyme et
signé pour une future identification. Ce message nous replonge sur la
période
qui précède l’affaire SBF. C’est une période floue et mal connue où les
informations éparses collectées nous indiquent que les prémisses du
protocole
SBF se faisait sentir comme une tentative d’entrer en contact ou de se
faire
connaitre au sein de communautés virtuelles ovnistes. On m’a fait part
d'evenements précurseurs sur internet et connexe à l'affaire SBF.
Durant l’année 2002, il y avait des interventions sur la liste
ovni-sciences
sur le concept de l’ethnocide et des interventions sur le thème de la
rencontre
de près de type RR4 (XHM) avec des remarques ou échanges en
direction de Gildas
Bourdais qui y intervenait, avec des indications sur le thème RR4
dans un chapitre de
son livre « Ovnis, la levée progressive du secret » édité en
2001. D’autres
points de similitudes et répétitions de concepts clés ont été repris
par la
suite comme une mise en condition et un contrôle de l’acculturation à
partir de
mots choisis et de notions scientifiques précises. Je sais qu’il y a eu
au
moins 2 types interventions en rapport avec SBF ciblant des
personnalités
précises dans deux espaces de discussions différents (un forum et une
liste de
discussion) et toujours en rapport avec SBF bien avant l’ouverture de
la liste
ummo-sciences en été 2002. Le fil conducteur étant la nature du sens
commun
confrontant savoir profane et savoir savant, le fondement de la
rationalité et
du raisonnement, la logique tétravalente, l’ethnologie,
l’ethnométhodologie, la
posture transdisciplinaire comme modèle opératoire pour entrer dans le
champ
ovnien de manière scientifique. Il y avait aussi des incitations
préparatoires,
une exacerbation des échanges sur ce domaine en direction du trio
JPP-AJH-JP. Des
échanges qui se sont intensifiés dès que le livre de JP sur le langage
ummite
devint un sujet d’actualité, la teneur des messages divergea ensuite
vers
l’exploitation du dossier ummo au moment de l’ouverture de la liste
ummo-sciences en été 2002.
Une précision sur le terme Ethnocide, le terme apparaît dès
1944, comme synonyme de génocide, on voit son sens renouvelé dans les années
1970 avec la décolonisation en toile de fond. Ainsi, l'ethnologue Robert Jaulin
est le premier à utiliser le terme comme dénonciation des ravages de la
colonisation : http://www.vadeker.net/corpus/ethnocide.html
Parallèlement à ce phénomène d’ethnocide apparait celui du
choc culturel par la présence avérée d’extraterrestres. On le voit déjà en 1960
dans le rapport du Brokin Institution, rapport si célèbre et connu qu’il a
maintes fois été commenté et diffusé. Par exemple le cinéaste, Stanley Kubrick
en fait référence dans son travail préparatoire pour le film "2001,
l’odyssée de l’espace"
http://www.vadeker.net/articles/cinema/kubrick/kubrick_interview_playboy_1968.html
:
«Par exemple: en 1960, le Comité
des études à long terme de
Dans les années 70, la série de science fiction Star Trek a
également popularisé le thème de la non-intervention de visiteurs d’autres
mondes comme principe de précaution à un effet ethnocidaire. Le terme ethnocide
est ensuite repris dans le contexte de l’étude du phénomène ovien avec quelques
livres qui décrivent les raisons d’une non intervention et les effets probables si
elle avait lieu sans préparation (celui de Gilles Pinon sur le phénomène Fatima, et C.
Seval. sur le phénomène de contact et d’ethnocide)
Ce
qui se réfère à l'ethnocide, à l'acculturation, au choc culturel
asymétrique, n'est pas une notion qui du tombe du ciel.
Cela part
directement d’une analogie avec des données anthropologiques et une
correspondance entre histoire des civilisations, ethnologie et défense
des
populations et de leur culture. Les différents analystes du dossier
ummo ont
également pu se familiariser avec ce concept anthropologique
abondamment décrit dans les
lettres dactylographiées du réseau espagnol.
On ne peut que constater maintenant l’intérêt de plus
en plus importance pour les sciences cognitives et l’épistémologie vis-à-vis de
l’étude du phénomène ovnien. Cela donne des arguments pour inciter la sphère
scientifique à examiner le sujet, du moins pour en faire un éventuel débat de
société qui intéressera la sphère politique. Bien qu’il existe des informations
et des analyses variées, confidentielles ou non sur l’existence d’une probable
présence extraterrestre et la probabilité avérée d’un ethnocide. L’exploitation
de ces rapports par les institutions ne peut se faire sans aval d’une décision
politique. Ce qui interpelle comme on a pu le voir récemment des associations
ou des sociétés savantes. Exemple de la lettre ouverture au président de la
république : Le principe de précaution appliqué au phénomène ovnien
http://j.costagliola.over-blog.com/article-19216308.html
http://www.ufo-science.com/fr/telechargements/pdf/LettrePresidentRepub.pdf
A propos de la signature 11.4.17M. J’ai décrit dans mon
précédent courriel une utilité symbolique à jouer sur une présence anonyme qui
réapparait ensuite comme « vue et déjà remarquée » par le passé. On
parle alors d’une perception variable de l’anonymat par la reconnaissance d’une
signature qui se révèle être plus un mode opératoire (protocole SBF), c’est
aussi le cas pour l’affaire ummo. Je n’ai pas connaissance des clés de
déchiffrement, si tenté qu’il s’agit de quelque chose à déchiffrer. J’ai plutôt
l’impression qu’il s’agit d’une signature à double usage, premièrement en
interne au sein d’un réseau de relation qui échappe au regard de la cible
(expéditeurs, source, informateurs, premier cercle), une signature qui sert une présence
cachée derrière le mur de la complexité des interactions et du brouillage de la
communication ; deuxièmement, à destination de l’extérieur pour indiquer
un point de comparaison, un signe distinctif que l’on ne veut pas falsifier à
posteriori et qui marque une continuité du discours ou une stratégie visible de
diffusion de l’information. J’imagine bien, sans pour autant en avoir de
preuve, une signature temporaire à double usage dont on ne connait pas le
fonctionnement, ou alors un marqueur pour construire une traçabilité à partir
de témoignages multiples. C’est d’ailleurs présentement votre situation.
J’aimerai connaitre vos impressions sur le décryptage et les autres
commentaires sur cette signature s’ils existent, car dans mon souvenir je n’ai
rien lu qui soit particulièrement intéressant. La seule fois où j’ai vu cette
signature apparaitre c’est dans un message de conclusion, comme pour signifier
un arrêt définitif de la communication, pour une validation de l’étrangeté
intrinsèque du message, de son inhumanité et de la distance prise avec
l’interlocuteur pris pour cible.
Lorsque l’on dépouille l’invraisemblance des juxtapositions
des messages du protocole SBF qui fait intervenir à travers un même flux d’information
un jeu littéraire qui intègre des personnalités différentes aux messages
juxtaposés et imbriqués. Ce que j’ai décrit dans la synthèse SBF comme une méthode
« d’encapsulation » de l’information. On arrive dans ce jeu de
question-réponse et de dialogue à discerner la participation de
« personnalités fragments » dans un jeu de rôle qui s’apparente
également à un modèle marionnettiste avec son action sur des
pantins vu comme créatures artificielles/virtuelles ou des personnalités réelles sous influence.
Tout cela participe autant au brouillage de l’action et de la communication
qu’à une manière ostensible de parler de la manière de brouiller. La
communication et métacommunication se répondant l’un à l’autre.
Au
moment de l’affaire SBF, on a essayé de trouver s’il y
avait une authentification possible avec le dossier ummo. Je pense que
c’est à
ce moment là que tout a dérapé, cette recherche de l’authentification
est comme
un serpent insaisissable, c’est aussi une critique qui a été soumise à
l’appréciation
des analystes. Le fait de prendre le dossier Ummo comme une référence
incontournable pour un mode de communication avec une source supposée
identique
et identifiable par son style et son mode d’interaction. Et vu que
personne ne
peut remonter la piste et témoigner du fonctionnement de la source
ummite au
delà du mur du brouillage et de la complexité. Les spéculations vont
bon train,
parler de la source en soi en tant que phénomène
intelligible/inintelligible et
parler de la façon dont la source parle d’elle-même sont deux choses
complément
différentes. C’est comme de confondre la chose avec le nom de la chose.
Les
seules suppositions existantes sont prises souvent comme des principes
ou des
conventions utilisées dans de longues démonstrations. Il suffit
pourtant qu’un
élément de ces suppositions soit remis en question pour que tout
l’édifice des
démonstrations s’écroule rappelant par là les limites de
l’ethnocentrisme et la
nécessité d’acquérir une distanciation avec l’objet de l’on
étudie, ceci afin
d’aller voir ailleurs et de procéder à d’autres recoupements, à
d’autres
post-analyses. Se rappeler également des débats houleux sur
l’authentification
des lettres NR, ou ceux de l’existence supposé, d’un corpus étendu
de la première
phase de contact (ramené au corpus espagnol mais appliqué à d’autres
pays), de groupes secrets d'analystes proche de la source,
d’autres mystérieux détenteurs
(récipiendaires) de lettres ummites non encore connues. La question que
l’on
peut se poser c’est la nature de l’information que l’on traite. Est-ce
une
description que la source construit comme une sélection de ce
qu'elle veut bien
communiquer sur elle-même ? Ou est-ce une observation directe par
le biais
d’une immersion / infiltration dans les rouages de la production de ces
documents ummite ? Nous en sommes encore au niveau de la
spéculation et
aux rapports de seconde main de témoignages indirects, seuls autorisés
à
dialoguer et à maintenir une chape de secret avec la participation de
personnalités fusibles et les autres acteurs de la désinformation.
Vous parlez d’un réseau d’étude SBF / Ummo, il a en effet
existé et a donné beaucoup de renseignements exploitables au plus fort de son
activité de 2003 à 2006, ensuite il a été fragmenté, des associations se sont
dissoutes pour de nombreuses raisons :
--
après une exploitation des retombées de l’affaire, des
domaines de recherche qui pour certains chercheurs sont devenu
si confidentiels et réservés qu’ils ne pouvaient plus en faire
état. Nous avions
affaire à des attitudes insolites et méfiantes, après quelques
collaborations
j’ai eu écho de demande pour ne pas poursuivre plus avant des échanges
car le
sujet devenant pour eux trop sensible. Je pense qu’il pouvait y avoir
des gens qui pris
par des contraintes socioprofessionnelles nous recommandaient de tout
simplement les oublier et faire comme si toute leur participation
n’avait
jamais existé.
-- d’un mode de recherche ouvert on entrait progressivement
dans des affaires secrètes où des applications stratégiques étaient l’objet de
rivalité. Il y avait une peur de se voir voler la paternité de certaines
recherches ou encore d’être mêlé à quelques projets qui dépassaient trop leur
domaine respectif et d’en perdre le contrôle.
-- l’atmosphère surnaturelle et de défis constants sont une
mise à l’épreuve pour la personnalité qui cadre mal avec un environnement
propice pour l’étude et l’analyse en toute sérénité. La perte des repères, la
déréalisation par immersion dans un objectif indéterminé, le brouillage et la
guerre secrète autour d’une recherche de vérité, le tout crée un climat de
tension qui ressemble à une épreuve physique et morale. A la fin il ne reste
plus beaucoup de volontaires qui ont encore la motivation, le désir, la volonté
pour poursuivre sur la durée. Tout au plus, quelques uns se contentent
d’objectifs à court terme, ce qui peut suffire pour avoir une vue approximative
avant de récupérer, initier, exploiter des résultats au sein d’un projet
personnel
Mon attitude est une exception puisque je ne rentre pas dans
une convention avec des groupes de recherches ou des institutions, et je n’ai
pas l’ambition d’exploiter le sujet au point d’en espérer des retombées
uniquement pour mon compte. Je suis sollicité sur des points qui m’intéressent
et des enjeux qui sont propres à ma propre expérience. Il peut y avoir un accord
d’exploitation par des échanges et des collaborations. Lorsque j’ai été pris
dans l’engrenage, on m’a fait comprendre à peu près ceci :
« Regarde et débrouille-toi avec ca ». Sous
entendu que je n’avais qu’à utiliser mes capacités pour comprendre et rendre
compte de l’impensable, c'est-à-dire saisir les règles d’un jeu de rôle limité
dans le temps mais d’une densité et d’une complexité qui laisse perplexe. Une
démonstration sur quelles bases ? Je faisais avec et pour m’en sortir j’ai
pris l’initiative de faire la synthèse de ce que je pouvais comprendre et
percevoir. J’étais pris à parti indirectement et invité à joindre un nouveau
jeu interactionnel. Il me fallut beaucoup de temps pour en comprendre les
règles et étudier les procédures. Mon problème le plus délicat était de faire
le tri entre ce que je pouvais diffuser et ce que je devais absolument garder
pour moi.
La recherche d’un contact à partir des œuvres de Sakharov
abouti un résultat intéressant selon la personne qui mène l’enquête :
- Editions Anthropos, un retour aux références à partir des
liens de mon site et aux recherches conjointes avec Yves Lecerf, Robert Jaulin et un projet
transdisciplinaire comme objectif d’une recherche
d’inspiration phénoménologique.
- Avec un autre éditeur français de Sakharov, Editions du
Seuil, à partir d’une recherche sur les mots clés et les thèmes communs avec
SBF / Ummo, nous retrouvons les livres d’Edgar Morin
Ce
que l’on peut envisager, c’est l’idée de prendre des
références compatibles ou de constituer une prospective sur une
histoire des
idées scientifiques dans un rapport de compatibilité épistémologique
avec les
concepts décrits dans le corpus ummite. Ceci est très utile pour
traduire dans
une posture d’anthropologue ou d’ethnologue, des conceptions d’un
référentiel
culturel à l’autre. Il y a donc tout un plan méthodologique et de
procédures
cognitives à assimiler pour éviter les écueils de l’ethnocentrisme,
d’un
raisonnement par induction qui serait abusif. Tous les points de
comparaison et
les concepts identifiés par différentes grilles de lecture seraient
propices pour constituer une cartographie des connaissances
extraites. Il
fallait créer une interface et l’argumentaire proposé par l’affaire SBF
/ Ummo
était une piste de recherche dans cette direction.
Il est recommandé de respecter quelques étapes avant
d’étudier en tant que compte rendu objectif les rapports entre affaire SBF et
le corpus ummite. On peut imaginer le corpus de lettres comme des notes
anthropologiques, de faits rapportés, de descriptions émanant d’une source
inconnue dont on ne peut construire objectivement une image stable, ni même
envisager dans un procédé de transposition/validation une preuve de
"l’extraterrestrialité" à partir des seuls documents.
L’univers ummite tel que l’on peut s’en imprégner par la
lecture, nous permet d’aborder une cosmogonie, un ensemble de préoccupations
rapportées par les membres d’une supposée civilisation venant d’une autre
planète. Est-ce que c’est suffisant pour se convaincre qu’on a affaire à une
réalité tangible, à de véritables extraterrestres. Ou bien est-ce l’effet
d’une immersion dans un objet dit « culturel », par l’étude de
retombées théoriques sur le champ scientifique, par la reconstitution d’un
paysage social extraterrestre qui deviendrait vivant dans l’imaginaire ? Nous
avons là des problèmes de phénoménologie sociale intéressant à étudier. Ce
serait comme à l’époque de l’invention du cinéma, lorsque le spectateur d’une
projection ne se rendrait pas compte que ce qu’il voit n’est pas la réalité
mais une description de la réalité rapportée selon le point de vu particulier
d’un cinéaste et par l’effet d’une mise en scène.
Il peut arriver qu’en lisant des lettres ummites pour
analyse, on se laisse aller dans des rêveries, à imaginer ce qu’il manque dans
le corpus, a enrichir par des intuitions et des présupposés. C’est bien naturel
mais il faut si on veut faire preuve de rigueur, reconnaitre chez soi
l’importance de son propre cheminement dans un dossier labyrinthique qui
déterminera une vision d’ensemble. Il faut aussi reconnaitre que beaucoup se
laissent aller à prendre des raccourcis méthodologiques dans des
divagations intellectuelles avec cette prémisse que la seule cohérence interne
du corpus - démontré par l’intertextualité et l’hypertextualité - suffit pour
prouver la viabilité des descriptions comme étant une image fidèle de la
réalité. La cohérence ne suffit évidemment pas, on voit bien que c’est une
tentation facile pour ceux qui recherchent à construire une représentation de la
source. On retrouve le même effet pervers pour ceux qui sont à la recherche de
faussaires. Ce qui est évident pour l’un ne l’est plus pour l’autre, on retombe
sans arrêt sur l’influence du savoir de sens commun sur la fabrique des
opinions, la constitution d’une croyance sur l’identité de la source, les
pratiques de recherche pour exploiter le corpus, la rationalité savante comme
méthode de démonstration. Nous sommes dans un sujet de recherche paradoxal ou
la preuve finale échappe car elle est volontairement camouflée, on peut se contenter
alors de récolter les seuls aspects fonctionnels et opératoires.
Le message que vous avez reçu est une confirmation qu’il faut utiliser les recherches les plus avancées en sciences sociales pour éviter certains pièges. Est-ce un message prémonitoire, un message de prévention, une invitation à prendre contact avec d’autres réseaux, une incitation à faire un pas vers d’autres domaines de compétences, une stratégie de communication sur le long terme ? Peut être tout cela à la fois, il semble que cela fonctionne encore puisque vous vous intéressez à ces questions au point de faire l’effort d’en apprendre plus sur le sujet après toutes ces années.
Cordialement.